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5h15 : Ca fait maintenant une heure et quart… on ne fait que monter. Nous somme au milieu d'un long serpentin qui monte doucement à travers un champs de cannes à sucre. Le jour commence doucement à se lever, derrière moi on voit l'océan indien que nous allons quitter pour le retrouver au nord de l'île. Les gens ne font pas trop les malins comme au départ d'une course de 10 ou 20 kilomètres… respect pour tous.
7h28 : Nous arrivons en haut de quelque chose… nous faisons maintenant face à un obstacle qui provoque un bouchon digne d'un jour de grève dans le RER… on ne passe qu'un par un et il reste une centaine de personne. C'est aussi l'occasion pour nous de se reposer un peu. Nous n'avons pas encore eu beaucoup l'occasion de nous reposer.
9h00 : 5 heures que nous sommes partis… ca monte toujours… je pense avoir des soucis avec l'altitude… nous devons être proche de 2000 m d'altitude…
9h52 : Le moment vient d'être immortalisé… nous passons devant le Piton de la fournaise qui est actuellement en éruption… nous entendons gronder le volcan… c'est vraiment très joli… je profite du terrain pour courir un peu…
10h30 : Nous arrivons au petit trot sur ce qui ressemble à une caravane du désert… nous sommes maintenant dans une plaine complètement désertique… il y a maintenant 200 voitures, des tentes… on va pouvoir se désaltérer, manger, se déchausser, compter les ampoules… on arrive à 25 kilomètres…. Fin de l'épreuve du Miniraid… reste plus que 100 pour nous. On ne va pas compter le temps, il faut que nous repartions en pleine forme.
11h15 : Nous avons quitté le ravitaillement il y a environ 20 minutes. Nous courrons au petit trot sur un plateau désertique. Le paysage est lunaire. De temps en temps un nuage nous enveloppe et nous rappelle que nous sommes en altitude. Nous sommes face maintenant à un mur… Nos amis les belges de la course du Cœur appellent cela un ralentisseur… ca doit faire dans les 400 mètres de haut à gravir…
11h58 : Ca fait maintenant 8 heures que nous tournons… nous sommes sur un plateau caillouteux. Sans doute au plus haut que l'on puisse être. Et maintenant on descend en pente douce. Nous croisons des routes d'ou nous sommes encouragés par nos prénoms.. c'est réconfortant… j'essaye de trottiner partout quand ca roule, sinon, quand ca descend, on assure.
12h33 : Oup là… pas facile de parler en même temps que de courir… il faut sans cesse assurer le placement des pieds… Christophe et Jean Luc viennent de me lâcher. Je vais maintenant finir en solo.. comme j'aime. Il reste sans doute 90 kilomètres…. Ca fait 8 h ½ que l'on tourne… je pense en avoir encore pour une quarantaine d'heures.
13h16 : Nous sommes redescendu en plaine. Il fait une chaleur à crever. Nous sommes maintenant en train de cuire à petit feu… Le mélange de menthe, de Coca et d'eau contenu dans mon " Camelbak "me désaltère comme il faut… seul défaut du système, ce doux mélange est actuellement à la température ambiante de mon dos… c'est à dire une trentaine de degrés…
13h29 : Je viens de retrouver mes deux copains. Le terrain m'a permis de dérouler tranquillement et de les rattraper.
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